Présent à Genève, l’Office de la protection du citoyen a tiré la sonnette d’alarme sur la crise démocratique en Haïti, marquée par l’absence d’élections depuis près de dix ans et la progression inquiétante des groupes armés.
L’Office de la protection du citoyen (OPC) a représenté Haïti, ce lundi, au Palais des Nations à Genève, lors d’une session du Réseau des institutions nationales des droits de l’homme des Amériques (RINDHCA), tenue en marge de l’assemblée annuelle de la GANHRI.
Prenant la parole, le Protecteur du citoyen, Jean Wilner Morin, a dressé un constat préoccupant de la situation démocratique du pays. Il a notamment insisté sur l’urgence de rétablir le droit de vote, alors que les Haïtiens sont privés d’élections depuis près de dix ans, une situation qu’il considère comme une entorse majeure aux principes fondamentaux des droits humains.
Tout en saluant les interventions des forces de sécurité face à l’insécurité grandissante, il a également tiré la sonnette d’alarme sur l’expansion des groupes armés, particulièrement dans la région de l’Artibonite, où la population continue de vivre sous une pression constante.
Dans ce contexte délicat, l’Institution nationale des droits humains d’Haïti se prépare à une échéance cruciale : la défense de son statut A devant la commission d’accréditation, un enjeu déterminant pour sa crédibilité et son positionnement sur la scène internationale.
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